Tous des malades !
Publié le 7 Octobre 2012
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(Cette prédication a été donné dans un cadre particulier, celui d'un week-end d'Eglise, ce qui explique son côté plus interactif)
Lecture biblique : Marc 2.13-17
Décidément, les paroles et l'attitude de Jésus posent vraiment problème. Pratiquement à chaque nouvel épisode, les évangiles nous montrent des désaccords voire des conflits entre Jésus et les chefs religieux de son temps.
Quel est le problème ici ?
Non seulement Jésus appelle des gens de mauvaise réputation à le suivre mais en plus il s'affiche publiquement avec eux !
Jésus appelle un collecteur d'impôts à le suivre... Et ce n'est pas le premier. Ils sont tous au repas, chez Lévi ! La différence, c'est que Lévi, ailleurs appelé Matthieu, va devenir par la suite un des Douze apôtres !
Et les collecteurs d'impôts ne sont pas seuls. Il y a avec eux plein d'autres pécheurs. Employés des impôts et pécheurs... L'association des termes montre quelle estime on avait des collecteurs de taxes. Ca n'a pas beaucoup changé... ;)
Au temps de Jésus, les collecteurs d'impôts, c'étaient les complices de l'occupant romain, pas toujours honnêtes de surcroît... Les "pécheurs", c'étaient tous ceux qui avaient une vie parfois dissolue, une morale douteuse, les infidèles qui ne respectaient pas les commandements religieux, etc...
En tout cas, l'attitude de Jésus provoque l'incompréhension des Pharisiens... Comment peut-il manger avec de telles personnes ? N'est-il pas en train de cautionner leurs actes ? Ne se rend-il pas impur en mangeant avec eux ?
Réflexion en petits groupes :
Essayons de transposer la scène aujourd'hui... Qui seraient les "pécheurs" aujourd'hui, avec qui un "bon chrétien" ne devrait pas s'afficher en public ?
« Les gens en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin. Je ne suis pas venu appeler ceux qui se croient justes, mais ceux qui se reconnaissent pécheurs. » Qu'est-ce que cette conclusion de Jésus à ce récit implique quant à notre attitude face à ces "pécheurs" ?
Quelques pistes de réflexion
« Les gens en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin. Je ne suis pas venu appeler ceux qui se croient justes, mais ceux qui se reconnaissent pécheurs. »
Jésus ne cautionne pas les pécheurs
Par cette conclusion, Jésus montre qu'il ne cautionne pas du tout les pécheurs avec qui il mange. Ils sont "malades"... Il prend la position du médecin qui s'efforce de soigner les malades.
On dit souvent : "en tant que chrétien, on distingue le péché du pécheur. On ne veut pas de compromis avec le péché mais on aime les pécheurs !" Vraiment ? Fait-on vraiment la distinction ?
Jésus, lui, de toute évidence, le faisait... et ça lui a valu bien des ennuis !
Nous sommes tous des "malades"
Autre leçon de cette conclusion de Jésus : nous sommes tous des "malades"...
Jésus n'attend pas que les pécheurs aient changé pour les appeler à le suivre. Il va vers eux. Il les appelle à le suivre. Et c'est s'ils répondent qu'ils changeront. Mais pas du jour au lendemain. Dans un cheminement... Ils restent "malades" mais convalescents.
Nous sommes tous des malades. Et si nous suivons le Christ, nous sommes convalescents. C'est le fait de nous croire en bonne santé qui nous coupe des malades, le fait de se croire juste qui nous coupe des pécheurs...
Attention à ne pas se croire juste
Enfin, il y a un côté polémique dans la phrase de Jésus. S'il y avait bien un reproche sous-entendu dans la question des Pharisiens, il y a bien une interpellation implicite dans la réponse de Jésus : il vaut mieux être malade et en avoir conscience que se croire en bonne santé sans l'être. Il vaut mieux être pécheur et le reconnaître que se croire juste et se mentir à soi-même !
Les Pharisiens n'avaient pas besoin de Jésus. En tout cas, ils en étaient persuadés. Ils ne sont pas malades. Ils sont purs, fidèles, attachés à la loi de Moïse, respectant scrupuleusement tous les commandements... Pourquoi auraient-ils besoin de qui que ce soit ?
C'est une illusion que nous pouvons aussi avoir... et comme les Pharisiens, nous risquons alors de mourir à petit feu, spirituellement, tout en nous croyant en bonne santé !
Conclusion
J'ai une bonne nouvelle et une mauvaise nouvelle...
Je commence par la mauvaise : nous sommes tous malades. C'est une réalité universelle, tous nous sommes infectés par le virus du péché. Un virus mortel et insidieux.
Mais il y a une bonne nouvelle : un remède existe. Il s'appelle Jésus-Christ ! Il suffit d'accepter notre maladie et d'aller consulter le divin médecin. Il a suffisamment de doses de sa grâce pour nous guérir tous.
Mais le processus de guérison est long. Il dure toute notre vie... Si nous suivons le traitement, nous sommes en convalescence. Il nous arrivera de connaître des rechutes mais la guérison est assurée : le traitement est fiable à 100 % !
Jésus l'a dit : « Les gens en bonne santé n'ont pas besoin de médecin, ce sont les malades qui en ont besoin. Je ne suis pas venu appeler ceux qui se croient justes, mais ceux qui se reconnaissent pécheurs. »
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