Pareil qu'au début mais en mieux !

Publié le 21 Août 2011

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Lecture biblique : Ap 22.1-5

 

La description de la Jérusalem nouvelle a débuté au chapitre 21. Mais jusqu'ici la description soulignait combien elle était différente de la Jérusalem terrestre de l'histoire biblique : elle descend du ciel, elle est de forme cubique, elle est faite de matériaux précieux et n'a pas de temple !

Ici, on pénètre dans la ville pour y découvrir des éléments bien connus du lecteur de la Bible, des éléments disparus il y a bien longtemps et qui réapparaissent : l'arbre de la vie, irrigué par un grand fleuve apportant abondance et fertilité. Tout comme dans le jardin d'Eden de la Genèse, le paradis où Dieu avait placé l'homme et dont ce dernier avait été exclu à cause de sa rébellion.

Le projet de Dieu est-il donc de rétablir ce qui était à l'origine ? Oui et non... Le paradis de la Nouvelle Jérusalem n'est pas tout à fait celui du jardin d'Eden. C'est pareil qu'au début... mais en mieux encore !


1. Pareil qu'au début...

Le retour de l'arbre de vie dans le paradis de la Nouvelle Jérusalem montre que la boucle est bouclée. Toute l'histoire du salut est en passe de s'achever. Ce qui a été perdu avec l'apparition du péché est retrouvé, ce qui a été brisé va être complètement restauré.

Dans le récit de la Genèse, lorsque l'homme s'est révolté contre Dieu en lui désobéissant, il a été expulsé du jardin d'Eden, éloigné de la présence de Dieu, désormais interdit d'accès à l'arbre de vie. Dieu avait même placé de terribles gardiens à l'entrée du jardin, des chérubins armés d'une épée.

En bloquant l'accès à l'arbre de la vie, Dieu signifiait aux hommes que la communion avec lui était désormais brisée. Mais en faisant réapparaître l'arbre de vie au milieu de la ville, l'Apocalypse affirme que cette communion sera pleinement restaurée à la fin des temps.

Mais il ne s'agit pas d'un simple rembobinage de la bande (ou un reboot du système...). Ce n'est pas « on efface tout et on recommence », comme si rien ne s'était passé. La réapparition de l'arbre de la vie s'accompagne de promesses dont les formules témoignent de l'histoire écoulée : « il n'y aura plus de malédiction... », « la nuit ne sera plus... ».

De l'eau est passée sous les ponts depuis l'expulsion du jardin d'Eden. Apportant son lot de souffrances dans l'histoire de l'humanité, et aussi des heures terribles et sombres. Le retour de l'arbre de la vie témoigne de la fin de ces heures noires. L'arbre de vie est désormais l'arbre qui apporte la guérison.

Dieu est persévérant et patient. Il n'abandonne pas ses projets, même s'il lui faut des milliers d'années pour restaurer ce qui a été brisé. A l'échelle de nos vies, Dieu manifeste la même patience... et la même persévérance à accomplir ses projets. Pourtant, nous ne nous montrons pas toujours coopératifs !


2. Mais en mieux !

La réapparition de l'arbre de la vie dans la Jérusalem nouvelle promet la pleine restauration de la communion avec Dieu. A la fin, ce sera comme au début ! Mais si on y regarde de plus près, on peut même dire que ce sera mieux encore !

Dieu n'est pas seulement un réparateur, il est un créateur. Si, en plusieurs aspects, la vision du paradis de l'Apocalypse rappelle le paradis de la Genèse, il y a aussi des différences.

Déjà, c'est une ville et non un jardin. La ville est l'empreinte des hommes dans l'histoire. Dieu intègre l'histoire des hommes dans son projet... La ville de la Jérusalem nouvelle est le symbole de l'humanité rachetée.

Et puis il y a le trône au milieu de la ville. Un trône partagé : c'est le trône de Dieu et de l'Agneau. Dans l'Apocalypse, l'Agneau, c'est le titre donné au Fils de Dieu fait homme et mort en sacrifice. Le trône de Dieu et de l'Agneau est le symbole de l'œuvre de salut accompli par Dieu en Jésus-Christ. Et cette oeuvre de salut fait monter l'humanité sur le trône de Dieu, en la personne du Fils incarné.

Dans la Genèse, les hommes ont voulu devenir comme des dieux et ils ont été chassé du jardin. Dans l'Apocalypse, Dieu est devenu homme pour sauver l'humanité. Et ça c'est nouveau et c'est bien mieux encore !

Enfin, pour couronner le tout, il y a une gloire qui sera plus grande que dans le premier paradis : ce sera une gloire telle que le soleil lui-même n'aura plus raison d'être.

Bref, cette vision finale de l'Apocalypse évoque un Dieu qui ne se contente pas de réparer, mais qui fait tout à neuf. Il ne revient pas en arrière pour recommencer, il va de l'avant pour recréer, en mieux encore !

Alors pourquoi ne le laissons-nous pas faire la même chose dans nos vies ? Pourquoi, si souvent, nous préférons essayer de faire du bricolage nous-mêmes ? Pourquoi se contenter d'être des chrétiens rafistolés alors que le Seigneur veut faire de nous des nouvelles créatures ?


Conclusion

Cette vision ultime de la fin de l'Apocalypse alimente notre espérance. Elle doit aussi nous encourager à laisser le Seigneur poursuivre son oeuvre en nous.

Persévérant et patient, il n'abandonne pas ses projets. Créateur infatigable, il désire faire tout à neuf, y compris dans notre vie. Laissons le Seigneur faire de nous des créatures nouvelles pour nous préparer à être, un jour, citoyen de la Jérusalem nouvelle !

 

 

Pour aller plus loin
Pour prolonger la réflexion, voici quelques questions bibliques et/ou personnelles...


Question biblique et théologique
Le fleuve d'eau de la vie décrit dans cette vision de l'Apocalypse fait écho à d'autres passages de l'Ecriture.

  • Lisez Ezéchiel 47.1-9. Comparez la description du fleuve à celle de l'Apocalypse.
  • Lisez Jean 7.38-39. A la lumière de ce texte de l'Evangile, peut-on envisager une lecture trinitaire de la vision de l'Apocalypse ?

Questions personnelles
Dans quels domaines de ma vie ai-je laissé le Seigneur remettre tout à neuf ? Et dans quels autres me suis-je jusqu'ici contenté de « bricolage » ?

Rédigé par Vincent

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