Le champs et la construction de Dieu

Publié le 30 Janvier 2011

eglise-dessinSuite de la mini-série de prédications sur le thème de l'Eglise.

Pour écouter la prédication cliquez ici !

 

1 Corinthiens 3.5-17

Qu'est-ce donc qu'Apollos ? Qu'est-ce que Paul ? Des serviteurs, par l'entremise desquels vous êtes venus à la foi, selon ce que le Seigneur a accordé à chacun. Moi, j'ai planté, Apollos a arrosé, mais c'est Dieu qui faisait croître. Ainsi, ce n'est pas celui qui plante qui importe, ni celui qui arrose, mais Dieu, qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose ne sont qu'un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre travail. Car nous sommes des collaborateurs de Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, la construction de Dieu.

Selon la grâce de Dieu qui m'a été accordée, comme un sage maître d'oeuvre, j'ai posé les fondations, et quelqu'un d'autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Personne, en effet, ne peut poser d'autre fondation que celle qui est en place, à savoir Jésus-Christ. Que l'on construise sur ces fondations avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin ou du chaume, l'oeuvre de chacun deviendra manifeste, car le jour la mettra en évidence; en effet, c'est dans le feu qu'il se révélera, et l'épreuve du feu montrera ce que vaut l'oeuvre de chacun. Si l'oeuvre que quelqu'un a construite demeure, il recevra un salaire. Si l'oeuvre de quelqu'un est brûlée, il en subira la perte; lui, certes, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

 Ne savez-vous pas que vous êtes le sanctuaire de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le sanctuaire de Dieu, Dieu le détruira; car le sanctuaire de Dieu est saint – c'est là ce que vous, vous êtes.

 

L'Église est comme un champ dans lequel différents ouvriers travaillent. Certains plantent, d'autres arrosent... mais c'est le Seigneur qui fait croître. 

L'Église est comme une construction en chantier. Chacun construit avec ses propres matériaux : or, argent, pierres précieuses, bois, foin, chaume... Mais tous construisent sur une seule fondation : Jésus-Christ. La construction devient un temple par le fait que le Saint-Esprit habite en elle. 

 

Pas d'Eglise sans le Dieu trinitaire

C'est le Dieu trinitaire qui est au coeur des deux métaphores ! Le Père qui fait croître, le Fils comme fondations de l'édifice, le Saint-Esprit qui l'habite et la sanctifie. Nous avons besoin d'une vision complète de Dieu...

Le Père est celui qui fait croître. Ce ne sont ni nos efforts, ni nos stratégies, ni même nos prières qui font croître...

Le Fils est l'unique fondation de l'édifice. Ce ne sont ni des dogmes, ni un système de pensée, ni une confession de foi. 

Le Saint-Esprit est celui qui donne vie et transforme l'édifice en temple. Ce n'est ni notre bonne volonté, ni nos bons sentiments qui pourront le faire...

 

Pas d'Eglise sans nous, les collaborateurs de Dieu

Nous pouvons ici redire ce qui pourrait être le refrain de cette série de prédications : l'Église est l'œuvre du Seigneur, pas la nôtre. Mais il ne fera rien sans nous !

Il fait de nous ses collaborateurs (v.9). Il n'y a pas d'Eglise si Dieu ne fait pas croître, ne fournit pas la fondation à l'édifice et ne lui donne pas vie... Mais il n'y a pas d'Eglise non plus si personne ne plante et n'arrose et si personne ne construit avec ses propres matériaux !

Voilà qui souligne la responsabilité de chacun : prendre garde à la façon dont on construit. Un jugement viendra : « l'épreuve du feu » qui montrera ce que vaut le travail de chacun. Nous aurons des comptes à rendre... 

Il y a même une sévère mise en garde contre ceux qui détruisent au lieu de construire. Dieu les détruira aussi ! 

 

Dans l'Église, il y a une responsabilité individuelle pour un projet commun. 

L'Église est l'affaire de tous même si les rôles sont différents. Il n'y a pas d'Eglise saine sans un équilibre des forces, des deux forces qui animent les deux métaphores de notre texte.

Une force de mouvement : la croissance du champ, l'édification de la construction. L'Église est appelée à être en constant mouvement, en croissance... C'est un champ en croissance, pas une pelouse artificielle. C'est un temple en chantier, pas une maison témoins terminée mais vide.

Une force de stabilité : la fondation qui ne change pas, l'Esprit qui habite la maison. Et même le champ, la terre, qui ne bouge pas... L'Église doit s'assurer de ses fondements solides et sains, seule façon de s'inscrire dans la durée...

Deux forces auxquels les uns et les autres nous sommes plus ou moins sensibles... Les uns ont toujours plein d'idées, de projets et veulent que les choses changent. Les autres aiment souligner le besoin de rester fidèle à Dieu, d'être conscient de notre héritage, des traditions... 

Le problème c'est que les uns ne portent pas toujours un regard très favorable sur les autres. Les uns accusés d'être ringards, réac, tièdes spirituellement. Les autres accusés d'être instables, incontrôlables, trop influencés par le monde...

Ce ne sont pourtant pas des forces qui doivent s'opposer mais se compléter. Pourquoi ne pas voir l'Église en bonne santé comme une communauté ayant trouvé le subtile équilibre entre ces deux forces ? 

 

Conclusion

L'Église est l'œuvre du Dieu trinitaire. Plus nous aurons une vision précise de Dieu, plus nous aurons une chance de comprendre sa vision pour l'Église. D'autant que Dieu fait de nous ses collaborateurs. Il choisit dans sa grâce d'avoir besoin de nous ! Alors au boulot ! Il y a du travail pour tous sur le chantier de l'Église !

Et comment faire pour que notre Eglise soit un champ qui produise une bonne récolte, ou un édifice qui s'élève harmonieusement ? En relevant le défi de trouver l'équilibre entre les forces de mouvement et de stabilité. Si nous plantons et nous arrosons, Dieu fera croître. Et si nous apportons les matériaux de nos vies pour les édifier sur l'unique fondation du Christ, alors le Saint-Esprit y donnera vie par sa présence.

Alors nous formerons ensemble un temple pour le Seigneur, un lieu où sa présence se manifeste pour sa gloire. 

 

questionPour aller plus loin...

Pour approfondir le sujet, voici quelques questions bibliques et/ou personnelles...

 


Questions bibliques et théologiques

La métaphore de l'édifice appliquée à l'Église est développée dans d'autres textes du Nouveau Testament. Lisez Ephésiens 2.19-22 et 1 Pierre 2.4-6, et comparez-les à notre texte.

  • Quels sont les éléments en commun ?
  • Quelles sont les spécificité de chacun des textes et que nous apprennent-ils sur l'Église ?

 

Questions personnelles

Dans ma façon de percevoir l'Église, d'y être engagé, est-ce que je suis plus animé par une « force » de mouvement ou de stabilité ? 

  • Quel regard est-ce que je porte sur ceux qui sont animés plutôt par l'autre « force » ? 

 

 

 

Rédigé par Vincent

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wesner 25/09/2013 00:44

janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 21:59 Le champs et la construction de Dieu
Suite de la mini-série de prédications sur le thème de l'Eglise.

Pour écouter la prédication cliquez ici !



1 Corinthiens 3.5-17

Qu'est-ce donc qu'Apollos ? Qu'est-ce que Paul ? Des serviteurs, par l'entremise desquels vous êtes venus à la foi, selon ce que le Seigneur a accordé à chacun. Moi, j'ai planté, Apollos a arrosé, mais c'est Dieu qui faisait croître. Ainsi, ce n'est pas celui qui plante qui importe, ni celui qui arrose, mais Dieu, qui fait croître. Celui qui plante et celui qui arrose ne sont qu'un, mais chacun recevra son propre salaire selon son propre travail. Car nous sommes des collaborateurs de Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, la construction de Dieu.

Selon la grâce de Dieu qui m'a été accordée, comme un sage maître d'oeuvre, j'ai posé les fondations, et quelqu'un d'autre construit dessus. Mais que chacun prenne garde à la façon dont il construit. Personne, en effet, ne peut poser d'autre fondation que celle qui est en place, à savoir Jésus-Christ. Que l'on construise sur ces fondations avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin ou du chaume, l'oeuvre de chacun deviendra manifeste, car le jour la mettra en évidence; en effet, c'est dans le feu qu'il se révélera, et l'épreuve du feu montrera ce que vaut l'oeuvre de chacun. Si l'oeuvre que quelqu'un a construite demeure, il recevra un salaire. Si l'oeuvre de quelqu'un est brûlée, il en subira la perte; lui, certes, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.

Ne savez-vous pas que vous êtes le sanctuaire de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu'un détruit le sanctuaire de Dieu, Dieu le détruira; car le sanctuaire de Dieu est saint – c'est là ce que vous, vous êtes.



L'Église est comme un champ dans lequel différents ouvriers travaillent. Certains plantent, d'autres arrosent... mais c'est le Seigneur qui fait croître.

L'Église est comme une construction en chantier. Chacun construit avec ses propres matériaux : or, argent, pierres précieuses, bois, foin, chaume... Mais tous construisent sur une seule fondation : Jésus-Christ. La construction devient un temple par le fait que le Saint-Esprit habite en elle.



Pas d'Eglise sans le Dieu trinitaire

C'est le Dieu trinitaire qui est au coeur des deux métaphores ! Le Père qui fait croître, le Fils comme fondations de l'édifice, le Saint-Esprit qui l'habite et la sanctifie. Nous avons besoin d'une vision complète de Dieu...

Le Père est celui qui fait croître. Ce ne sont ni nos efforts, ni nos stratégies, ni même nos prières qui font croître...

Le Fils est l'unique fondation de l'édifice. Ce ne sont ni des dogmes, ni un système de pensée, ni une confession de foi.

Le Saint-Esprit est celui qui donne vie et transforme l'édifice en temple. Ce n'est ni notre bonne volonté, ni nos bons sentiments qui pourront le faire...



Pas d'Eglise sans nous, les collaborateurs de Dieu

Nous pouvons ici redire ce qui pourrait être le refrain de cette série de prédications : l'Église est l'œuvre du Seigneur, pas la nôtre. Mais il ne fera rien sans nous !

Il fait de nous ses collaborateurs (v.9). Il n'y a pas d'Eglise si Dieu ne fait pas croître, ne fournit pas la fondation à l'édifice et ne lui donne pas vie... Mais il n'y a pas d'Eglise non plus si personne ne plante et n'arrose et si personne ne construit avec ses propres matériaux !

Voilà qui souligne la responsabilité de chacun : prendre garde à la façon dont on construit. Un jugement viendra : « l'épreuve du feu » qui montrera ce que vaut le travail de chacun. Nous aurons des comptes à rendre...

Il y a même une sévère mise en garde contre ceux qui détruisent au lieu de construire. Dieu les détruira aussi !



Dans l'Église, il y a une responsabilité individuelle pour un projet commun.

L'Église est l'affaire de tous même si les rôles sont différents. Il n'y a pas d'Eglise saine sans un équilibre des forces, des deux forces qui animent les deux métaphores de notre texte.

Une force de mouvement : la croissance du champ, l'édification de la construction. L'Église est appelée à être en constant mouvement, en croissance... C'est un champ en croissance, pas une pelouse artificielle. C'est un temple en chantier, pas une maison témoins terminée mais vide.

Une force de stabilité : la fondation qui ne change pas, l'Esprit qui habite la maison. Et même le champ, la terre, qui ne bouge pas... L'Église doit s'assurer de ses fondements solides et sains, seule façon de s'inscrire dans la durée...

Deux forces auxquels les uns et les autres nous sommes plus ou moins sensibles... Les uns ont toujours plein d'idées, de projets et veulent que les choses changent. Les autres aiment souligner le besoin de rester fidèle à Dieu, d'être conscient de notre héritage, des traditions...

Le problème c'est que les uns ne portent pas toujours un regard très favorable sur les autres. Les uns accusés d'être ringards, réac, tièdes spirituellement. Les autres accusés d'être instables, incontrôlables, trop influencés par le monde...

Ce ne sont pourtant pas des forces qui doivent s'opposer mais se compléter. Pourquoi ne pas voir l'Église en bonne santé comme une communauté ayant trouvé le subtile équilibre entre ces deux forces ?



Conclusion

L'Église est l'œuvre du Dieu trinitaire. Plus nous aurons une vision précise de Dieu, plus nous aurons une chance de comprendre sa vision pour l'Église. D'autant que Dieu fait de nous ses collaborateurs. Il choisit dans sa grâce d'avoir besoin de nous ! Alors au boulot ! Il y a du travail pour tous sur le chantier de l'Église !

Et comment faire pour que notre Eglise soit un champ qui produise une bonne récolte, ou un édifice qui s'élève harmonieusement ? En relevant le défi de trouver l'équilibre entre les forces de mouvement et de stabilité. Si nous plantons et nous arrosons, Dieu fera croître. Et si nous apportons les matériaux de nos vies pour les édifier sur l'unique fondation du Christ, alors le Saint-Esprit y donnera vie par sa présence.

Alors nous formerons ensemble un temple pour le Seigneur, un lieu où sa présence se manifeste pour sa gloire.



Pour aller plus loin...

Pour approfondir le sujet, voici quelques questions bibliques et/ou personnelles...






Questions bibliques et théologiques

La métaphore de l'édifice appliquée à l'Église est développée dans d'autres textes du Nouveau Testament. Lisez Ephésiens 2.19-22 et 1 Pierre 2.4-6, et comparez-les à notre texte.

•Quels sont les éléments en commun ?
•Quelles sont les spécificité de chacun des textes et que nous apprennent-ils sur l'Église ?


Questions personnelles

Dans ma façon de percevoir l'Église, d'y être engagé, est-ce que je suis plus animé par une « force » de mouvement ou de stabilité ?

•Quel regard est-ce que je porte sur ceux qui sont animés plutôt par l'autre « force » ?