La "Nouvelle Jérusalem" de l'Apocalypse : modèle parfait d'Eglise !

Publié le 13 Février 2011

eglise-dessin Cliquez ici pour écouter la prédication.

 

9 (Un ange) me dit : Viens, je te montrerai la mariée, l'épouse de l'agneau.

10 Il me transporta, par l'Esprit, sur une grande et haute montagne, et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d'auprès de Dieu.

11 Elle avait la gloire de Dieu; son éclat ressemblait à celui d'une pierre précieuse, une pierre de jaspe transparente comme du cristal.

12 Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges. Des noms y étaient inscrits, ceux des douze tribus des Israélites :

13 à l'est trois portes, au nord trois portes, au sud trois portes et à l'ouest trois portes.

14 La muraille de la ville avait douze fondations; elles portaient les douze noms des douze apôtres de l'agneau.

15 Celui qui parlait avec moi avait une mesure, un roseau d'or, pour mesurer la ville, ses portes et sa muraille.

16 La ville avait la forme d'un carré, sa longueur était égale à sa largeur. Il mesura la ville avec le roseau : douze mille stades; la longueur, la largeur et la hauteur en étaient égales.

17 Il mesura la muraille : cent quarante-quatre coudées, d'une mesure humaine qui était celle de l'ange.

18 La muraille était construite en jaspe, et la ville était d'or pur, semblable à du verre pur.

19 Les fondations de la muraille de la ville étaient ornées de toutes sortes de pierres précieuses : la première fondation était de jaspe, la deuxième de saphir, la troisième de chalcédoine, la quatrième d'émeraude,

20 la cinquième de sardonyx, la sixième de sardoine, la septième de chrysolithe, la huitième de béryl, la neuvième de topaze, la dixième de chrysoprase, la onzième d'hyacinthe, la douzième d'améthyste.

21 Les douze portes étaient douze perles; chacune des portes était d'une seule perle. La grande rue de la ville était d'or pur, comme du verre transparent.

22 Je n'y vis pas de sanctuaire, car le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, est son sanctuaire, ainsi que l'agneau.

23 La ville n'a besoin ni du soleil ni de la lune pour y briller, car la gloire de Dieu l'éclaire, et sa lampe, c'est l'agneau.

24 Les nations marcheront à sa lumière, et les rois de la terre y apporteront leur gloire.

25 Ses portes ne se fermeront jamais pendant le jour – or là il n'y aura pas de nuit.

26 On y apportera la gloire et l'honneur des nations.

27 Il n'y entrera jamais rien de souillé, ni faiseur d'abomination ou de mensonge, mais ceux-là seuls qui sont inscrits dans le livre de la vie de l'agneau.

(Apocalypse 21.9-27)

 

C'est étonnant : l'ange dit vouloir montrer une mariée, et c'est une ville qui apparaît ! Evidemment c'est une vision symbolique ! Il suffit de noter ses proportions parfaites : un cube, ses matériaux précieux : l'or, les pierres précieuses... l'éclat de la gloire de Dieu, l'omniprésence du nombre 12 (le peuple de Dieu) : 12 portes, 12 fondations avec le nom des 12 apôtres, 12000 stades de long, une muraille de 144 coudées (12x12). 

C'est la perspective ultime de l'Eglise. L'Eglise de la gloire, celle de la nouvelle création, celle de la résurrection et du salut pleinement acquis. C'est « cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans défaut. » dont parle Paul (Ep 5.27)

Mais voilà... l'Eglise aujourd'hui est encore fort éloignée de cette Nouvelle Jérusalem...

Sans jamais atteindre cette perfection ici-bas, ne faut-il pas la considérer comme un idéal à poursuivre, un modèle suprême à refléter, au moins en partie ? 

 

Elle descend du ciel

La Nouvelle Jérusalem descend du ciel : elle est l'œuvre de Dieu. 

 Au début de la Genèse, Dieu a « planté un jardin ». Ici, il fait descendre une ville du ciel. Dans le jardin et dans la ville, on retrouve le même arbre : l'arbre de la vie. La boucle est bouclée... mais ce n'est pas simplement un retour au paradis originel. C'est nouveau ! Ce n'est plus un jardin mais une ville...

La ville, dans la Bible, est la marque des humains. Souvent avec une connotation négative : Babel et sa tour, Sodome et Gomorrhe, Babylone... Ici, elle est l'œuvre de Dieu... mais au terme de l'histoire humaine, en l'ayant intégrée. 

La Nouvelle Jérusalem, c'est l'humanité rachetée. 

On peut donc retrouver encore le même refrain que dans chacune des prédications de cette mini-série : l'Eglise est l'œuvre du Seigneur, pas la nôtre... Mais il ne fera rien sans nous ! 

Mais si la Nouvelle Jérusalem descend du ciel, l'Eglise aujourd'hui ne tombe pas du ciel... Nous devons revêtir notre bleu de travail et retrousser nos manches !

L'Eglise est l'œuvre de Dieu mais elle prend aussi la forme que les hommes lui donnent, elle est façonnée par la créativité des hommes. Parce que Dieu utilise notre créativité, il l'intègre dans son projet pour que l'Eglise soit à la fois son oeuvre et celle de ceux qui la compose. 

Notre Eglise est le fruit de l'œuvre de Dieu... mais elle sera aussi ce que nous en faisons !

 

Elle est faite de matériaux précieux

 

De l'or, des pierres précieuses... Même les fondations sont ornées de pierres précieuses ! Alors que normalement, les fondations ne se voient pas... Ce qu'on demande à des fondations, c'est d'être solide... rien de plus.  Pas dans la Nouvelle Jérusalem : elles sont solides et belles aussi !

Rien n'est trop beau ou trop précieux pour la Nouvelle Jérusalem. A-t-on la même optique pour nos Eglises ?  

Je ne parle pas évidemment des bâtiments qui manqueraient d'or pur et de pierres précieuses ! Je parle des pierres vivantes que nous sommes, de nos talents mis au service de la communauté, de l'investissement de chacun, de la qualité des relations, de l'assiduité dans la prière, etc...

J'ai l'impression que souvent dans les Eglises, on se contente de bricoler avec les moyens du bord... « Ça va, c'est pas grave, c'est seulement pour l'Eglise... »

La vision de la Nouvelle Jérusalem ne nous invite-t-elle pas à viser la qualité, la beauté, l'excellence ? Même si cela concerne plus les intentions et les motivations que la perfection formelle... Importance de donner le meilleur, même quand ça ne se voit pas !

 

Elle manifeste la présence de Dieu

Il manque quelque chose dans cette Nouvelle Jérusalem : il n'y a pas de temple ! Mais c'est une bonne nouvelle ! Il n'y en a pas besoin ! Dieu lui-même est là : il est lui-même le temple de la ville !

Dieu est là. Les gens voient que Dieu est là et ils viennent !

Dieu est là... et il n'y a pas besoin de temple pour dire qu'il est là. On n'a pas besoin d'artifices, de manifestations extérieures, pour le voir. « La gloire de Dieu l'éclaire, et sa lampe, c'est l'Agneau » Si le Seigneur est la lumière de notre vie, alors sa présence se verra.

Les gens voient que Dieu est là et ils viennent. Dans la vision de l'Apocalypse, ce sont les nations et leurs rois qui viennent dans la ville, attirés par la lumière qui y rayonne. 

Ce pouvoir d'attraction de la Nouvelle Jérusalem est appelé à s'exercer aussi dans l'Eglise aujourd'hui ! Encore faut-il garder les portes toujours ouvertes comme dans la Nouvelle Jérusalem... Une ouverture sur le monde, sa culture, ses préoccupations, ses besoins, ses attentes.


Conclusion

Ne nous faisons pas d'illusion : une Eglise ne sera jamais le paradis sur terre, une cité aussi flamboyante et glorieuse que la Nouvelle Jérusalem de l'Apocalypse. Pour cela, il faudra que Dieu la fasse descendre du ciel... 

Mais nous pouvons garder cet horizon glorieux comme modèle :

  • Comprendre que Dieu intègre notre créativité et nos efforts à son oeuvre ;
  • Apporter les meilleurs matériaux, donner le meilleur de nous-mêmes, même quand ça ne se voit pas ;
  • Avoir l'ambition d'être une Eglise où Dieu se manifeste et dans laquelle les portes sont toujours ouvertes sur le monde.

Sans être la Nouvelle Jérusalem glorieuse, nous pourrons au moins être une communauté dans laquelle Dieu pourra se manifester et poursuivre son oeuvre. 

 

 

questionPour aller plus loin

Pour prolonger la réflexion de cette prédication, voici quelques questions bibliques et/ou théologiques.


Questions bibliques et théologiques

Lire le contexte immédiat de la vision (Ap 21.1-8 et 22.1-5).

  • Quels sont les éléments qui complètent la vision de la Nouvelle Jérusalem ? 
  • Y apprend-on quelque chose qui peut concerner l'Eglise ? 

 

Questions personnelles

Quels sont les « matériaux précieux » que je peut mettre au service de l'Eglise ?

  • Suis-je prêt à les donner même s'ils trouvent leur place là ou ça ne se voit pas (dans les fondations plutôt que sur les portes) ? 

 

Rédigé par Vincent

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