A table avec Jésus...

Publié le 29 Août 2010

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Prenons place à table, avec Jésus. Aujourd'hui, il est invité chez un Pharisien... et on sent qu'il va se passer quelque chose...      

Luc 14.1-6 

Un jour de sabbat, il était venu manger chez l'un des chefs des pharisiens, et ceux-ci l'observaient. Un hydropique était devant lui. Jésus demanda aux spécialistes de la loi et aux pharisiens : Est-il permis ou non d'opérer une guérison pendant le sabbat ?

Ils gardèrent le silence. Alors il prit le malade, le guérit et le renvoya.

Puis il leur dit : Lequel de vous, si son fils ou son boeuf tombe dans un puits, ne l'en retirera pas aussitôt, le jour du sabbat ?

Et ils ne furent pas capables de répondre à cela.      

Les chefs religieux reprochaient à Jésus de manger avec des gens de mauvaise vie, des pécheurs. Ici, il est invité chez un Pharisien. On ne pourra pas lui reprocher une mauvaise compagnie...

Mais on n'a pas l'impression que le Pharisien et ses amis avaient l'intention de passer du bon temps avec Jésus. L'ambiance est pesante. C'est un jour de sabbat. Jésus est là et les Pharisiens l'observent. Et en plus, il y a un malade devant lui. Un hydropique. 

Les voilà donc à table avec Jésus : mais pour l'épier ou pour l'écouter ?

Jésus sent le piège... Avant de le guérir, il interroge les spécialistes de la Loi présents. On est un jour de sabbat, ils seraient capables de le lui reprocher ! Mais ils gardent le silence... Bonjour l'ambiance ! 

Tant pis... Jésus guérit cet homme. Et avant que les Pharisiens aient dit quoi que ce soit, Jésus parle : vous sauveriez votre fils ou même un boeuf tombé dans un puits le jour du sabbat. Alors, pourquoi ne pas guérir un homme un jour de sabbat ?

Bien-sûr, ils ne peuvent rien répondre... mais on imagine que ça n'a pas allégé l'atmosphère autour de la table !

Ca ne vous est jamais arrivé d'être observé parce qu'on sait que vous êtes chrétien ? On épie vos faits et gestes, attentifs à toutes vos paroles, pour essayer de vous prendre en défaut. C'est bien ce que Jésus a dû vivre pendant ce repas...

Mais Jésus ne se laisse pas démonter. Il va relancer la discussion en s'adressant aux invités présents...      

Luc 14.7-14

Il adressa une parabole aux invités parce qu'il remarquait comment ceux-ci choisissaient les premières places; il leur disait :

Lorsque tu es invité par quelqu'un à des noces, ne va pas t'installer à la première place, de peur qu'une personne plus considérée que toi n'ait été invitée, et que celui qui vous a invités l'un et l'autre ne vienne te dire : « Cède-lui la place. » Tu aurais alors la honte d'aller t'installer à la dernière place. Mais, lorsque tu es invité, va te mettre à la dernière place, afin qu'au moment où viendra celui qui t'a invité, il te dise : « Mon ami, monte plus haut ! » Alors ce sera pour toi un honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi. En effet, quiconque s'élève sera abaissé, et celui qui s'abaisse sera élevé.

Il disait aussi à celui qui l'avait invité : Lorsque tu donnes un déjeuner ou un dîner, ne convie pas tes amis, ni tes frères, ni les gens de ta parenté, ni des voisins riches, de peur qu'ils ne te rendent ton invitation et qu'ainsi tu sois payé de retour. Mais lorsque tu donnes un banquet, invite des pauvres, des estropiés, des infirmes, des aveugles. Heureux seras-tu, parce qu'ils n'ont pas de quoi te payer de retour ! En effet, tu seras payé de retour à la résurrection des justes.      

Jésus était peut-être épié, il était lui-même très observateur. Et il sait parfaitement manier l'ironie... Il s'adresse donc aux invités, avec une parabole qu'ils vont sans doute comprendre puisqu'elle est inspirée de leur attitude. 

Ils cherchent les meilleurs places, celles qui leur donneront l'impression d'être des gens importants. Jésus va leur donner un truc pour que ça marche mieux encore... 

Ne vous installez pas à la première place, vous risquez d'en être délogé par qqn de plus important que vous. Et là, ce serait la honte ! Allez plutôt au fond, à une place que vous ne méritez pas. Le maître de maison finira par s'en apercevoir et il vous donnera, devant tout le monde, une meilleure place. Et là, vous serez le centre de toutes les attentions !

Derrière ce qui ressemble à un conseil pour aider les Pharisiens à nourrir leur orgueil, il y a en réalité un appel à l'humilité ! Voyez la conclusion : quiconque s'élève sera abaissé et quiconque s'abaisse sera élevé. Les invités l'ont-ils compris ?

 

Ensuite il s'adresse à son hôte. Il lui donne un conseil... étonnant. N'invite pas des amis ou des voisins riches. Ils devraient t'inviter en retour. Et donc tu y serais gagnant. Invite plutôt des pauvres et des délaissés. Eux, ils ne pourront pas t'inviter en retour. C'est bien mieux comme ça. La conclusion est étonnante : « Heureux seras-tu, parce qu'ils n'ont pas de quoi te payer en retour !

Après l'humilité, c'est à la grâce que Jésus invite le Pharisien et ses amis. Inviter des gens qui ne pourront pas rendre l'invitation, c'est donner sans attendre des intérêts en retour... Le contraire à la logique du donnant-donnant qui, finalement, est aussi celle du légalisme des Pharisiens. 

Si Jésus était à table avec nous, et qu'il nous observait vivre, que dirait-il ? Où aurait-il envie de recadrer les choses ? Quelle parabole nous raconterait-il ? Et serions-nous capables de l'entendre ? 

En tout cas, la suite du récit nous montrer qu'il y a au moins un des invités qui a bien compris de quoi Jésus voulait parler. Et l'occasion sera trop belle pour Jésus : c'est reparti pour une autre parabole, mais cette fois le ton ironique n'y est plus !      

Luc 14.15-24

Après avoir entendu cela, un de ceux qui étaient à table lui dit : Heureux celui qui mangera dans le royaume de Dieu !

Il lui répondit : Un homme donna un grand dîner et invita beaucoup de gens. A l'heure du dîner, il envoya son esclave dire aux invités : « Venez, c'est déjà prêt. » Mais tous, comme un seul homme, se mirent à s'excuser. Le premier lui dit : « J'ai acheté un champ et je suis contraint d'aller le voir; je t'en prie, tiens-moi pour excusé ! » Un autre dit : « J'ai acheté cinq paires de boeufs, et je vais les examiner; je t'en prie, tiens-moi pour excusé ! » Un autre dit : « Je viens de me marier : je ne peux pas venir ! »

L'esclave, de retour, rapporta tout cela à son maître. Alors le maître de maison, en colère, dit à son esclave : « Va vite dans les grandes rues de la ville, comme dans les petites, et amène ici les pauvres, les estropiés, les aveugles et les infirmes. » L'esclave dit : « Maître, ce que tu as ordonné a été fait, et il y a encore de la place ! » Le maître dit alors à l'esclave : « Va par les chemins et le long des haies, contrains les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie. Car, je vous le dis, aucun de ces hommes qui avaient été invités ne goûtera mon dîner. »      

La leçon de cette parabole est assez claire. L'Evangile nous adresse une invitation pour le repas du royaume de Dieu. Libre à chacun de ne pas répondre à l'invitation et de trouver une excuse. Mais alors il ne faudra pas s'étonner si d'autres acceptent et s'il n'y aura plus de place pour nous... 

La fin de la parabole peut surprendre : le maître de la maison, en colère, force des gens trouvés le long des chemins à entrer pour le repas. Cela ne veut pas dire que certains entreraient dans le royaume contre leur gré. L'idée est surtout de montrer qu'il ne restera plus de place pour les premiers invités, ceux qui ont décliné l'invitation. 

Il n'y a pas de place réservée ou de loge VIP dans le royaume de Dieu. Les places sont pour tous ceux qui répondent à l'appel. Et ceux qui répondent sont souvent les petits, les humbles. Ceux qui n'ont ni une réputation à maintenir, ni des biens à conserver... Ces pauvres, ces infirmes et ces estropiés que Jésus conseillait à son hôte d'inviter plutôt que ses amis riches, ce sont eux qui finalement seront invités à la table du Royaume. 

Conclusion

Deux logiques s'affrontent. Celle du donnant-donnant et de la vanité d'une part, et celle de la grâce et de l'humilité d'autre part. 

Celle du repas chez le Pharisien où on se soucie de trouver une place d'honneur à la vue des autres et où on choisit les invités en fonction de l'intérêt qu'on pourra en tirer plus tard...

Celle du repas dans le royaume de Dieu où sont conviés les petits et les humbles, ceux qui ne cherchent pas les honneurs mais reçoivent la grâce du salut.

A quelle table aimerions-nous être invités ? Celle du Pharisien ou celle du royaume de Dieu ? 

Grâce ou donnant-donnant ? Humilité ou vanité ? Choisissez votre table !

C'est notre attitude au quotidien, nos relations aux autres, les priorités dans notre vie, qui diront à quel carton d'invitation nous avons répondu...

 

Rédigé par Vincent

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Déborah 29/08/2010 17:58


Merci pour cet enseignement; l'humilité précède la gloire, si nous marchons dans les voies du Seigneur nous récolterons les meilleurs fruits !


Vincent 30/08/2010 08:37



Merci :)